L’eau des piscines: dangereuse pour les enfants

L’eau des piscines est-elle vraiment sûre pour les bébés et enfants ou bien est-elle polluée et source de risque à termes ? L’Afsset donne des éléments de réponse dans un rapport portant sur les risques des eaux des piscines publiques.
Le 10 juin 2010, l’Agence Française de sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (Afsset)fsset a rendu un rapport concernant la qualité de l'eau des 16 000 piscines publiques à usage sportif ou de loisir. Piscines qui accueillent près de 25 millions de personnes par an. Ses conclusions ? Il y a des risques sanitaires importants à ne pas négliger dans l’eau de baignade.
Le danger, là où on ne l’attend pas : les produits d’entretien
La source de cette pollution des eaux de piscines? A la fois microbienne, et chimique. Si le risque microbien lié aux microorganismes est bien réel c’est sur le risque chimique, pour lequel les mesures ne sont pas toujours assez fiables, les indicateurs inadaptés et les études inexistantes, que s’attardent particulièrement l’Afsset. Dans la ligne de mire ? Les produits oxydants qui doivent justement rendre l’eau plus propre et plus saine : dérivés de chlore, brome et ozone! Nous n’y pensons pas assez mais ce sont parfois les produits d’entretiens eux-mêmes qui nous empoisonnent.
Au contact de la matière organique, ils deviennent toxiques !
Le problème des désinfectants en question c’est qu’ils ne se contentent pas de désinfecter l’eau des piscines. Au contact de la matière organique azotée apportées par les baigneurs, ils se recombinent et crée « des sous-produits plus ou moins identifiés » et toxiques. Parmi eux, le chloroforme, le bromodichlorométhane, l’acide dichloroacétique, la Nnitrosodiméthylamine classés « cancérigènes », les trichloramines pouvant « être la cause de pathologies respiratoires irritatives et allergiques », les bromates présentant une « toxicité pour la reproduction ».
Les enfants : une population fragile à surveiller
L’Afsset précise que même si les quantités rencontrées de ces produits restent minimes des précautions sont à prendre, et des études sérieuses à mener sur les risques réels, car elles peuvent atteindre des taux dangereux. Outre les populations les plus exposées (nageurs professionnels, maîtres nageurs...) les très jeunes enfants pourraient faire particulièrement les frais de cette pollution. « Plusieurs études suggèrent une sensibilité accrue de cette population, d’une part aux germes pathogènes, d’autre part aux produits et aux sous-produits chlorés, responsables d’un accroissement du risque de développement d'asthme, de bronchite ou d'eczéma. ». Prudence donc.
