Axes Transversaux
Valorisation économique des savoirs locaux
Les communautés rurales des zones de forêt sont parmi les plus pauvres du Bassin du Congo. Cette situation s'explique, au moins en partie, par les les modes de production essentiellemnt basés sur l'agriculture vulgarisés dans dans ces régions depuis l'époque coloniale. L'enclavement et les fluctuations des cours de cultures de rente ont contribué à la précarisation de ces communautés. Elles disposent pourtant d'un savoir unique sur les produits de la forêt, et notamment les produits forestiers non ligneux, et peuvent les valoriser, dans le cadre d'une exploitatiopn durable, comme une source alternative de revenus.
Le CED s'est donc fixé pour objectif de contribuer au renforcement de l’indépendance des communautés, par l’amélioration de leur situation économique, à travers des activités respectueuses de l’environnement et conformes à leurs cultures et à leurs modes de vie. Les projets liés à cet axe de travail sont Apiculture , Fruits et Légumes séchés et Jeunes pour les forêt et le climat.
Formation continue des acteurs
Les programmes de formation académiques sont inadaptés aux attentes des institutions chagées de la gestion des ressources naturelles et des droits des communautés locales et autochtones, qui ont du mal à trouver un personnel jeune et qualifié. Le CED a mis en place un programme d'encardrement de jeunes juristes, actifs dans l'appui des communautés, en même temps qu'ils gagnaient l'expérience nécessaire pour faciliter leur insertion dans la vie professionnnelle. Le CED envisage d'étendre cette expérience à de jeunes professionnels d'autres disciplines (anthropologie, sociologie, foresterie, économie, etc.), qui bénéficieront des formations formelles et d'un tutorat.
L’objectif de l’intervention du CED est d’améliorer les compétences des cadres de la société civile, de l’administration au niveau local et national, des leaders des communautés locales et autochtones, afin d’en faire des agents du changement.
Appui au renforcement de la société civile
L'une des causes majeures des problèmes observés dans le secteur de la gestion des ressources naturelles au Cameroun et dans les autres pays d'Afrique centrale est l'absence de contre pouvoirs véritables. Ceci s'explique, en partie, par la faiblesse de la société civile dans la région. De plus, les organisations qui émergent dans ce contexte font l'objet de sollicitations parfois trop nombreuses, qui peuvent limiter l'efficacité de leur action. Enfin, on remarque une déconnexion entre les différents segments de la société civile (ONG, medias, syndicats, Eglises).
A travers ce projet, le CED apporte un appui structuré autour de trois axes:
