Changement climatique
Le changement climatique est intimement lié au développement du secteur extractif, et à la déforestation. Il est désormais établi que les plus pauvres paieront le prix le plus élevé au changement climatique, soit en souffrant des impacts directs, soit en supportant le poids des mesures prises pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les efforts actuels visant à améliorer la contribution de la forêt au changement climatique (REDD) seront examinés, afin d'analyser l'efficacité et l'équité des mesures qu'il implique, au Cameroun, et dans les autres pays d'Afrique Centrale. L’intervention du CED a pour objectif de s’assurer que les options politiques retenues par le gouvernement pour atténuer les changements climatiques sont efficaces et équitables. Les activités réalisées dans cet axe de travail sont perceptibles dans les projets Paiement pour Services Environnementaux , Jeunes pour les Forêts et le Climat et Industries Extractives
Jeunes pour la forêt et le climat
Avec une superficie de 1,7 million de km2, la forêt tropicale du bassin du Congo est la deuxième forêt la plus importante au monde après l’Amazonie. Elle joue ainsi un rôle primordial pour le climat global. Selon les estimations, d’ici 2050, la déforestation dans le bassin du Congo libérera 30 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Cela correspond environ à la quantité de C02 que l’Allemagne émet en 40 ans. L’Afrique est le continent qui sera le plus affecté par les effets du changement climatique.
Au Cameroun, le bois est l’un des principaux biens d’exportation ce qui permet aux grandes industries du bois de piller le pays. Elles profitent ainsi de l’ignorance des habitants quant aux interdépendances écologiques et ceux-ci contribuent ainsi à la destruction de leur propre base de vie.
Face à cette exploitation, il est capital que la population réagisse, utilise la forêt de façon durable et développe des stratégies de vie qui ne mettent pas en danger les générations futures. Cela nécessite de l’information et des solutions technologiquement nouvelles axées sur les besoins existants, le tout, main dans la main avec la jeunesse, qui constitue environ 50% de la population africaine. Des progrès déterminants pour la protection de la forêt et du climat ne pourront être réalisés que si la jeune génération sait assimiler des aspects de la gestion durable à ses modes de vie.
Le développement des activités liées au thème de l’énergie solaire et le message «Protéger la forêt, c’est protéger le climat » - atelier de formation et d’une caravane de sensibilisation sur la protection du climat -, entend établir le lien entre la déforestation et le changement climatique. De plus, la caravane établira un lien avec la population tout entière et devrait l’encourager à avoir plus de respect vis-à-vis de l’environnement.
Une vision du CED et de son partenaire Greenpeace.
Paiement pour Services Environnementaux (PSE)
Le projet s’inscrit dans le cadre des essais visant à contribuer à la définition d’un modèle pour la mise en œuvre de la Réduction des Emissions par la Déforestation et la Dégradation (REDD) en Afrique Centrale. L’objectif visé est de trouver des moyens par lesquels, PSE peut promouvoir des moyens d’existence durable dans les communautés forestières. Pour l’atteindre, le projet a adopté comme stratégie, le système plan vivo. Les communautés concernées se trouvent dans les villages Nomedjoh dans l’arrondissement de Lomié, Département du Haut Nyong, région de l’Est et Nkolenyeng dans l’arrondissement de Djoum, département du Dja et Lobo, région du Sud. Le Cameroun a été choisi pour la phase pilote parce que c’est le pays du Bassin de Congo qui est doté d’une politique de reconnaissance des forêts communautaires depuis plus d’une décennie. De plus, le Cameroun apparaît comme laboratoire des réformes dans le secteur forestier en Afrique Centrale.
Le projet communautaire PSE est financé par Departement For International Development (DFID) du Royaume Uni comme un des avant projet dans le cadre du Fond pour les Forêts du Bassin du Congo (CBFF).
Les partenaires de ce projet sont le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), les Communautés, BioClimate Research and Development (BR&D) et Rainforest Foundation UK (RFUK).
