Sommet de Copenhague: Les attentes de l'Afrique
La délégation africaine est arrivée à Copenhague bien préparée et surtout unie derrière le ministre éthiopien, Meles Zenawi et prête à se battre pour exiger des pays du Nord le respect de leurs engagements en matière de réduction d’émissions et ceci en préalable à toutes négociations. C’est vraiment la revendication de base de tous les pays du Sud.
Vient ensuite la question de l’aide financière et technologique à l’adaptation qui sera elle aussi cruciale et indispensable à la poursuite des discussions.
A Barcelone, la délégation africaine avait quitté la table pour marquer son désaccord. Elle peut aussi à Copenhague bloquer le processus de négociations, si ces demandes de compensations considérées, on l’a entendu aujourd’hui comme justifiées dans tous les discours officiels, ne sont pas respectées.
Quel serait le montant des compensations souhaitées par les pays africains ?
Yvo de Boer, le secrétaire général de la Convention Climat de l’Onu, a évoqué aujourd’hui la somme de 10 milliards de dollars par an comme base de départ. Une somme minimale, mais sur laquelle semblent s’accorder pour une fois tous les pays industrialisés. Resteront à définir ensuite les modalités d’une véritable aide à l’atténuation du réchauffement climatique, c'est-à-dire, une autre voie de développement, d’autres outils technologiques pour permettre, le développement justement des plus pauvres qui sont aussi les plus vulnérables au réchauffement climatique.
Là-dessus, on peut compter sur la vigilance du groupe des 77. Les pays en développement dont fait partie l’Afrique, plus la Chine, un G77 présidé à Copenhague par le Soudan, notoirement hostile aux pays du Nord. Le Soudan a fait entendre aujourd’hui une autre voix, une voix africaine radicale avec laquelle il faudra compter à Copenhague.
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